Les multinationales du chocolat exigent une législation pour "Beyond Chocolate"
Mettre un terme à la déforestation, à l'exploitation des enfants et garantir un revenu digne au profit de la durabilité

Le jeudi 5 décembre 2019, le partenariat multipartite Beyond Chocolate fêtera son premier anniversaire. Le principal défi est d'assurer un revenu décent aux 275.000 agriculteurs qui fournissent du cacao au secteur belge du chocolat. Les multinationales du chocolat (Barry Callebaut, Mars et Mondelez) exigent une législation applicable par toutes les entreprises. Cela doit inclure des obligations en matière de droits de l'homme et d'environnement, afin qu'elles soient respectées tout au long de leur chaîne.
Le jeudi 5 décembre, Beyond Chocolate établira le cadre dans lequel les signataires traduiront leurs engagements en actions. Outre l'interdiction de la déforestation et du travail des enfants, selon Oxfam, le grand défi consiste à faire en sorte que tous les agriculteurs qui fournissent du cacao au secteur belge du chocolat gagnent un revenu décent. La condition sine qua non pour qu'un secteur durable soit possible. Oxfam demande à tous les partenaires de Beyond Chocolate d'être en avance sur le cadre réglementaire. Bart van Besien (Oxfam): "Il n'y a pas de contradiction entre la législation et les initiatives volontaires (sectorielles) comme Beyond Chocolate. Elles dépendent les unes des autres. Beyond Chocolate offre au secteur la possibilité de relever les défis dans le domaine des droits de l'homme et de la protection de l'environnement d'une manière coordonnée. La législation et son application correcte garantissent des règles du jeu équitables, de sorte que personne ne peut se soustraire à ses responsabilités." Le fait que le secteur soit attaqué depuis longtemps a donné lieu à de nombreuses déclarations d'intention et initiatives volontaires de la part du secteur lui-même. Même les grandes entreprises ont pris conscience de la nécessité d'une législation dans le secteur du cacao. Van Besien déclare: "Nous avons besoin d'une législation qui oblige les entreprises de tous les secteurs à respecter les droits de l'homme et l'environnement tout au long de leur chaîne, et qui les tienne pour responsables en cas d'échec."